Nocturne - Tome 1 : L'EMEL (Broché)

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Note : 5/5
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Prix : 17,00 €
Description du produit

Depuis l'invasion, Madéline n'a pas d'autre objectif que d'intégrer l'Ecole Militaire d'Entrainement pour la Liberté. Elle n'a qu'une idée en tête : venger sa famille, l'homme qu'elle aimait et retrouver sa liberté.

N'ayant plus rien à perdre, elle fera preuve d'une détermination sans faille et tentera le tout pour le tout pour éliminer les Molochs : leurs envahisseurs.

Cet acharnement suffira-t-il seulement ?

Extrait 1 :

La chaleur est étouffante en dépit des deux heures du matin qu’indique ma montre. La raison est évidente, ça fait déjà une heure que je m’exerce.

La course n’a jamais été mon sport préféré, mais cette fois-ci, j’y vais sans réfléchir. Ma détermination depuis le lancement de cet appel à candidatures s’est transformée en adrénaline qui brûle mes veines comme si on m’injectait de l’acide dans le sang. Je suis motivée et je n’y arriverai jamais sans l’entraînement que je me suis imposé depuis trois mois. Le concours est dans deux jours, alors j’oublie la douleur dans mes jambes et fends l’air à une allure soutenue.

Encore un tour et je pourrai souffler et me poser contre la rambarde en contemplant le clair de lune. Peut-être réussirai-je à m’imaginer que sa lueur m’irradie comme le soleil. Enfin, jusqu’à ce que j’ouvre les paupières et que le noir environnant me rappelle que cette sensation n’est qu’une utopie. Depuis ce fameux jour, il y a deux ans, je rêve de ressentir les rayons de notre astre sur ma peau. Et des choses aussi futiles et énervantes que des yeux qui pleurent à cause de la lumière ou bien la brûlure due à une exposition exagérée sous les ultraviolets me manquent.

            Le pont du Cargo 17 où j’ai été affectée est très large et très pratique pour m’entraîner. C’est le corps dégoulinant de transpiration que je passe devant la porte pour la vingt-quatrième fois. Je suis exténuée, pourtant je sais que je suis capable de mieux. Il est clair que la préparation physique pour le concours, mes journées de travail et les cauchemars récurrents qui empoisonnent mes nuits ont créé une accumulation de fatigue. Encore cinq minutes et je m’arrête.

Nous sommes le vingt juillet deux mille dix-sept ce qui explique les degrés élevés qui rendent l’air suffocant. Ce léger détail, additionné à mon activité sportive, a augmenté la température de manière vertigineuse. J’aurais aimé qu’une petite brise me rafraîchisse pendant la course, car mon tee-shirt s’englue sur mon corps. De plus, j’ai beau avoir attaché mes cheveux, les quelques mèches rebelles qui se baladent librement ne cessent de se coller sur mon visage et c’est loin d’être agréable. Nous avons droit à un été plutôt chaud cette année, mais sans soleil, cela me paraît complètement inutile et dérisoire. 

Le roulement des machines fait un bruit à la limite du supportable. Un chargement vient sûrement d’être livré, c’est pour cela qu’ils les ont redémarrées. Bientôt, je pourrai respirer à plein nez l’odeur de la pâte qui cuit dans les fours. Malgré sa vétusté, j’ai de la veine d’être sur ce bateau qui fournit le pain, car certaines émanations auraient été moins sympas. Celles de la viande et du poisson par exemple, j’ai des haut-le-cœur rien que d’y penser. Nous fonctionnons avec ces micros usines depuis presque deux ans et c’est ce qui nous a sauvé la vie. La nourriture était devenue rare depuis l’invasion puisque nous ne pouvions plus disposer de notre planète comme nous le souhaitions à cause de leur maudite présence.

Au moment où mes muscles crient grâce, j’aperçois Mat à quelques mètres, il s’est arrêté. Je le rejoins sans attendre à l’arrière du bateau.

            Mat est mon meilleur ami. Qui plus est : le seul véritable. Il suit la même préparation physique, mais je dois dire qu’il me surpasse largement. C’est d’ailleurs lui qui m’a parlé de ce concours. Moi qui cherchais par tous les moyens à changer de vie, l’idée d’intégrer l’École Militaire d’Entraînement pour la Liberté m’avait paru excellente et salvatrice. Pile au moment où j’en avais le plus besoin. J’y avais plus ou moins songé, mais mon ami m’avait convaincue définitivement en me proposant de nous y inscrire ensemble. Mat est arrivé sur le bateau deux jours après moi et même si nous avons mis du temps pour sympathiser, par ma faute, aujourd’hui nous sommes inséparables.

Son travail consiste à s’occuper de la cuisson du pain. À la base, il a un diplôme de maçon, mais nous n’avons pas tous eu la chance de continuer dans notre voie de formation. Tous les deux originaires d’un petit coin paumé du nord de la France, nous nous sommes trouvé beaucoup de points communs, sauf en ce qui concerne nos noms de famille. C’est justement parce qu’il avait des difficultés à dire le mien qu’il m’a gentiment donné le sobriquet de « Treize », rappelant le nombre de lettres qui composent mon patronyme. Sa compagnie me fait du bien et j’ai vraiment une chance inouïe de l’avoir. Il est plutôt beau garçon avec ses cheveux blonds et ses yeux bleus, mais, alors qu’il fait craquer toutes les filles du bateau, je ne me suis jamais intéressée à lui dans ce sens. Prétentieux n’est pas un adjectif assez fort pour le qualifier ; il est mignon et il le sait ! C’est un homme à femmes qui aime les aventures d’un soir, très peu pour moi ! Premièrement : les relations éphémères ne m’attirent pas. Deuxièmement : entreprendre une histoire avec quelqu'un en m’apprêtant à m’engager dans l’armée ne serait pas judicieux. Enfin, troisièmement : je n’ai vraiment pas la tête à ça et j’ai suffisamment souffert. Mat s’amuse à me tendre des perches régulièrement, c’est devenu un jeu entre nous. Très souvent, il me dit que j’ai un cœur de pierre et qu’un peu de tendresse ne me ferait pas de mal. Même s’il a entièrement raison, toutes ses belles paroles ne me font pas changer d’avis pour autant, mais il n’en est pas moins mon plus grand et mon seul confident.

« Salut Mat, alors combien de tours aujourd’hui ? le questionné-je en m’accoudant à la rambarde.

— Salut Treize, trente-deux, mais avec beaucoup de mal !

— À qui le dis-tu ! J’ai vraiment souffert moi aussi, le temps n’est pas idéal pour courir.

— On est sur la dernière ligne droite, c’est bientôt la fin !

— Le commencement tu veux dire ! clarifié-je.

— Oui si tu veux, la fin de cette vie ennuyeuse et le début des complications, rit-il.

— Si tu savais comme j’ai hâte que ce soit terminé ! L’attente est insupportable et de ne pas savoir le dénouement du concours m’angoisse.

— Allons bon, Treize la folle furieuse ! Te rends-tu compte que tu es impatiente d’aller risquer ta vie là ?

— Je veux servir à quelque chose c’est tout. Et puis…j’en ai vraiment marre de ce bateau et encore plus des gens qui y vivent !

— C’est ce que je dis, une vraie tarée ! Mais bon, de toute façon ils ne pourront pas nous refuser, ils ont besoin de volontaires et nous sommes bien préparés, restons positifs !

— Oui, tu as raison !

L’optimisme de Mat est légendaire sur le Cargo 17 et il m’est vital. Lui seul sait trouver les mots pour me redonner confiance et c’est une qualité que j’apprécie chez lui.

— On va manger du poisson cette semaine ! me dit-il.

— Qu’est-ce qui te fait penser ça ?

— Je viens de voir partir le bateau de pêche. J’aurais aimé manger de la viande avant le concours, mais ne nous plaignons pas !

— Ils n’en ont peut-être pas eu assez pour réapprovisionner tout le monde.

— Oui, dommage ! As-tu eu des nouvelles au sujet du concours ? me demande-t-il.

— Non aucune pour le moment, mais ça ne devrait plus tarder. Souviens-toi l’année dernière, quand…quand Julian se préparait, il avait reçu sa convocation deux jours avant la date prévue. Nous devrions donc l’avoir aujourd’hui ou demain.

À chaque fois que j’évoque ce prénom, je sens un étau invisible se resserrer contre ma poitrine.

— Tu as probablement raison. Bon, j’ai besoin de prendre une bonne douche et puis j’ai encore cinq fournées qui m’attendent, on se voit tout à l’heure ? me dit-il.

— OK, à tout à l’heure. »

La tête dans les nuages, je regarde Mat s’éloigner et je profite encore de quelques minutes pour souffler et prendre l’air. Mon corps est trempé des pieds à la tête et je crève de chaud. Moi aussi j’ai besoin d’une bonne douche !

La fatigue m’écrase, mais je n’ai pas le temps de m’apitoyer sur mon sort. Mon travail m’attend et même si la motivation m’a quittée depuis belle lurette, je dois accomplir la tâche que l’on m’a imposée depuis que je vis ici. Surtout que c’est peut-être mon dernier jour, qui sait ! Il faut que je me dépêche ou je vais arriver en retard, je déteste ça et les enfants me le feront payer.

 

Auteur : Mélanie Wojciechowski

Référence : AMW001NOC101P

ISBN : 979-10-92839-65-4

Format : Broché

Taille : A5

Nbre de pages : 380

Commentaires des clients

lundi 16 mai 2016
Dès les premiers mots, on plonge dans l'histoire.
Une histoire où des extraterrestres appelées Molochs ont envahi la terre. Madeline, devenue asociale à cause de la perte de ses proches, se donne à fond pour intégrer l'EMEL accompagnée de son meilleur ami Mat. Tous les jours elle s'entraîne pour pouvoir réussir l'examen d'entrée. Admis et allant donc à l'examen, ils rencontrent 2 personnes : Lucie &' Aaron dont Madeline aidera Lucie.
Entrée à l'Emel, Madeline est déçue de ne pas être dans le groupe de Mat mais garde ses liens forts avec lui. Au long de ce parcours, elle rencontrera des personnes qui changeront le court de sa vie : Will, Lucie, Alexandre, Chris , Jordan... Madeline fera tout pour se surpasser et pouvoir accéder aux missions du Rang A, missions pour détruire les Moloch. Là est son seul but.
Entre haine et amour elle devra faire certains choix qui ne plairont pas forcément à tout le monde. Qui ne plairont pas car on tient à elle et elle tient aux autres, malgré qu'elle se protégeait fasse à ça.
Qui survivra, qui mourra face aux Moloch, qui Madeline fera t-elle rentrer dans son cœur ? Arrivera -t-elle à détruire les Moloch ?
Cette histoire est originale et surprenante. Sincèrement j'avais peur de ne pas trop accrocher à cause des extraterrestres. Mais j'avoue être complètement surprise. Dans ce roman, il y a une histoire d'amour qui naît et qui est la bienvenue. Elle ne prend pas tout le roman et ne fais donc pas perdre le sens de celui-ci.
J'ai adoré cette lecture.
Hâte de lire le Tome 2
Lydie Lheureux
dimanche 15 mai 2016
Livre extraordinaire qui nous emporte.. une pointe d'humour, d'amour et de suspense. Il est simple a lire. Je le conseil à tous et notamment aux gens qui ne sont pas lecteur comme moi ! Hâte de lire le tome 2 avec impatience. Bonne lecture à tous
meuzeret
mercredi 11 mai 2016
Vraiment un super roman. On est tout de suite dans l'histoire et les chapitres sont avalés à une vitesse grand V. Les personnages sont très attachants. J'ai vraiment hâte de lire le tome 2. Merci pour ce grand moment de plaisir
Briot Christophe
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